Réunis à Mvolyé du 4 au 8 mai 2025, les coordonnateurs diocésains de la santé du réseau de l’Organisation catholique pour la santé au Cameroun (OCASC) tiennent leur rencontre annuelle sous la houlette de Samuel Kleda. Cette concertation stratégique vise à dresser un état des lieux du système sanitaire confessionnel et à définir des actions concrètes pour renforcer l’accès aux soins à travers le pays.
Dans un contexte marqué par de nombreux défis, les participants s’attèlent à analyser les données statistiques, les ressources disponibles ainsi que les performances enregistrées au sein des structures de santé catholiques. L’objectif est clair : contribuer efficacement à l’atteinte de la couverture santé universelle, en cohérence avec les orientations du Ministère de la Santé publique du Cameroun.

Pour Eugénie Ngah Nomo, l’évaluation des ressources humaines demeure un levier essentiel. Elle souligne que « la qualité et la disponibilité du personnel de santé conditionnent la résilience et l’efficacité de notre réseau ». Une attention particulière est ainsi portée à la consolidation des données statistiques, en vue de l’élaboration du rapport annuel 2025, véritable outil d’aide à la décision. Mais au-delà des ambitions, les réalités de terrain interpellent.
De nombreuses formations sanitaires catholiques fonctionnent dans des conditions précaires, souvent sans accès à l’eau potable ni à l’électricité. Le manque d’équipements modernes et de personnel qualifié constitue également un frein majeur à la qualité des services offerts, notamment dans les zones rurales et enclavées.
Face à ces contraintes, l’OCASC plaide pour un appui renforcé de l’État et de ses partenaires. Des projets visant à équiper les centres de santé en forages et en systèmes d’énergie solaire ont été proposés, illustrant la volonté du réseau de trouver des solutions durables aux difficultés structurelles.

Prenant la parole, Mgr Kleda a rappelé l’importance du rôle joué par le réseau catholique, qui représente une part significative de l’offre de soins au Cameroun. Il a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite avec les pouvoirs publics afin de relever les défis identifiés et d’améliorer la prise en charge des populations.
Au terme de ces assises, les coordonnateurs entendent élaborer une feuille de route réaliste et ambitieuse. Celle-ci devra non seulement renforcer la cohésion interne du réseau, mais aussi garantir un meilleur accès aux soins pour les populations les plus vulnérables, confirmant ainsi l’engagement de l’Église catholique au service du bien-être des Camerounais.
![]()
