janvier 16, 2026

«  Les preuves sont claires : investissez dans la prévention » c’est le thème de la 37e édition   de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues  qui s’est célébrée le 27 juin au Cameroun. Ceci a permis au  le Dr Laure Mengueme,  Sous-Directeur  de la santé mentale au Ministre de santé publique (MINSANTE), de revenir sur cette problématique, à travers une interview accordée au poste nationale de la CRTV.

La consommation des stupéfiants prend des proportions inquiétantes au Cameroun. Ces substances circulent sous plusieurs formes dans les milieux jeunes, qui en sont les principaux consommateurs. En effet, selon les statistiques du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) 21% de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue. Les jeunes de 15 ans sont les plus concernés avec une prévalence de 15%, plus élevée en milieu en scolaire. Dans la communauté des consommateurs, 10% sont des consommateurs réguliers, tandis que 60% sont des jeunes dont l’âge varie entre 20 et 25 ans.

La journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues  sous le thème «  Les preuves sont claires : investissez dans la prévention » a donné, l’occasion au Dr laure Mengueme de  s’exprimer, sur la consommation abusive des stupéfaits; ses différents corolaires que cela  impliquent sur la santé mentale, et quelques pistes de solutions  de préventions.

Selon le Dr, « tout consommateur de drogue est addicte. La première étape est récréative, la deuxième étape est occasionnelle,  et la troisième étape est cette consommation abusive  suite à  une situation qui peut être conjugale, familiale, ou  d’ordre professionnelle. Et l’ultime étape est compulsive de ce fait l’addition est au stade de la maladie mentale. Et là, dès qu’il arrête la consommation  il y a des signes et symptômes de manques  c’est-à-dire  le corps réagit  par  des tremblements parce qu’il est en manque substances, malgré déjà du fait, qu’il y a des répercussions sur le plan physique, il peut aussi  y avoir la Syros, et peut développer d’autres maladies de cardiopathie » a –t-elle expliqué

Et d’ajouter, « lorsqu’on on parle de drogue, il s’agit en premier lieu de l’alcool, le tabac, le cannabis  le tramol, les solvants.  Set voyant la drogue sur cet angle là, ça veut dire que toute la société est concernée et  c’est  l’une des raisons pour laquelle, le ministère de la Sante publique à travers la Direction de la promotion de la santé a voulu sensibiliser  ce jour, sur cette problématique qui nous concerne tous, puisque nous avons tous des responsabilités dans la pérennisation de cette problématique de Consommation de drogue »  a relevé le Dr Laure Mengueme

Briser le cycle de la souffrance  et investir dans la prévention.

 En relevant quelques pistes de préventions sur la consommation de drogue , le Dr  a  indiqué  qu’ Il faut impliquer les principes et les valeurs tels que : l’amour ,les valeurs de la vie,  l’amitié, la confiance, le courage, l’empathie, l’entraide, l’honnêteté, la justice, la loyauté ,la politesse  qui doivent être inculqués par seulement ,au sein de la famille mais  surtout dans la société. C’est pour cela que la direction de la promotion de la santé à travers le MINSANTE a décidé de juger sur l’importance de cette problématique et de remettre ces normes  cardinales  qui sont importantes pour  la prévention.

 Et de relever à la fin, que le ministre de la santé publique, a mis en place des Centres de prise en charge dans les dix  Régions du Cameroun.  Et  L’Hôpital Jamot de Yaoundé abrite à ses services, le service spécialisé de santé mentale du bien-être,  un numéro vert  le 1510  pour un besoin d’urgence , et  un personnel spécialisé,mise à la disposition  du public pour un besoin de prise  en charge d’orientation.

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