Suite au communiqué du 16 août après la réunion de travail entre les Ministres de la santé publique et de l’enseignement supérieur, l’association nationale des institutions privées d’enseignement supérieur lors de leur assemblée générale tenue ce 23 septembre demande un moratoire au gouvernement concernant certains points sur la formation des personnels médico-sanitaires.
Les promoteurs des Instituts Privés d’Enseignement Supérieur (IPES) au Cameroun, réunis au sein de l’ANIPES dans leur immense majorité à l’issue des travaux expriment leur reconnaissance envers le Chef de l’État, Paul Biya, pour sa vision politique en matière d’enseignement. supérieur. Cette reconnaissance fait suite à la promulgation de la loi du 25 juillet 2023 qui vise à orienter l’enseignement supérieur privé dans le pays.
Un Soutien Conditionné par des Préoccupations
Malgré leur soutien, les promoteurs de l’IPES expriment des préoccupations quant à la mise en œuvre immédiate de ces réformes. Ils estiment que cette précipitation pourrait avoir des conséquences néfastes sur divers aspects, notamment académiques, pédagogiques, socio-économiques, juridiques et politiques.

Parmi les points soulevés, on trouve la gestion des redoublants de première année, les inscriptions déjà enregistrées, et la nécessité d’harmoniser les programmes de formation pour les étudiants de deuxième et troisième année.
Les promoteurs insistent également sur le besoin d’un temps d’adaptation pour le corps enseignant, afin de s’aligner sur les nouveaux programmes établis par le ministère de la Santé.
Sur le plan juridique, ils demandent une révision des textes réglementant la formation des personnels médico-sanitaires, qui sont en vigueur depuis plus de 40 ans.Les promoteurs de l’IPES, venus des dix régions du Cameroun, ont formulé une demande humble au gouvernement. Ils souhaitent obtenir un délai pour permettre au comité technique, prévu dans le communiqué du 16 août, de se réunir et d’examiner les implications des réformes. Ils appellent également à la prise de mesures juridiques, académiques et pédagogiques appropriées pour encadrer ces changements.
Les promoteurs affirment leur engagement à offrir des formations conformes aux normes internationales et aux exigences nationales, tout en ayant mis en place une charte de qualité et d’éthique au sein de l’ANIPES.
Yahaya Idrissou
![]()
