La validation des Term Sheets, au terme d’un atelier tenu les 9 et 10 octobre 2026 à Yaoundé, marque une avancée majeure dans la maturation technique et financière du projet d’alimentation en eau potable de huit localités réparties dans cinq régions du Cameroun.
Le projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans huit localités du Cameroun franchit une nouvelle étape. Réunis les 9 et 10 octobre 2026 à l’Hôtel Mont-Fébé de Yaoundé, les acteurs concernés ont procédé à l’examen et à la validation des Term Sheets, documents déterminants pour la structuration du financement de cette initiative. Placés sous la haute supervision du Directeur général de la CAMWATER, Dr Blaise Moussa, ces travaux visent à faire progresser un projet porteur d’importantes retombées sociales et sanitaires.
Inscrite dans les orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), cette initiative ambitionne de renforcer la desserte en eau potable dans les zones urbaines et périurbaines. Elle concerne huit localités : Nanga-Eboko, dans la région du Centre ; Doumé, Messamena et Nguelemendouka, dans l’Est ; Bamendjou, dans l’Ouest ; Bengbis et Meyomessi, dans le Sud ; ainsi que Méri, dans l’Extrême-Nord
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Des infrastructures pour renforcer la desserte
Sur le terrain, le projet prévoit la construction et la réhabilitation de prises d’eau sur les cours d’eau, accompagnées de stations de traitement conventionnelles à Doumé, Bamendjou et Nanga-Eboko. Dans les cinq autres localités, la mobilisation de la ressource reposera notamment sur la réalisation de forages industriels.
Le dispositif sera complété par la construction de huit châteaux d’eau, représentant une capacité totale de stockage de 2 400 m³, ainsi que par la pose d’environ 206 kilomètres de conduites et de réseaux de distribution. À cela s’ajoutent la réalisation de quelque 8 000 branchements sociaux et l’installation de 810 bornes-fontaines, afin de rapprocher davantage l’eau potable des ménages.
Au-delà de la production et de la distribution, le projet intègre également les enjeux environnementaux et sanitaires. Des systèmes d’assainissement avec lagunes sont prévus sur les sites de traitement. Des blocs de latrines et d’équipements sanitaires seront par ailleurs aménagés dans cinq établissements scolaires par localité. Le recours à des solutions énergétiques hybrides, associant énergie solaire photovoltaïque et réseaux conventionnels, figure également parmi les options envisagées.
Un investissement aux retombées sociales majeures
Les bénéfices attendus dépassent le seul accès à l’eau potable. L’amélioration de la desserte devrait contribuer à réduire les maladies liées à la consommation d’eau insalubre, tout en limitant les longues distances parcourues quotidiennement par les femmes et les enfants pour s’approvisionner en eau.
Cette évolution pourrait également favoriser la fréquentation scolaire, améliorer les conditions d’hygiène dans les établissements éducatifs et générer des emplois directs et indirects au profit des populations locales, notamment des jeunes.
La validation des Term Sheets constitue ainsi une étape structurante dans le cheminement vers la concrétisation du projet. Elle participe au processus de maturation et de structuration financière préalable à la mise en œuvre des infrastructures annoncées.
À travers cette initiative, la CAMWATER et le Gouvernement entendent poursuivre les efforts engagés pour améliorer durablement l’accès à l’eau potable et renforcer les conditions de vie des populations. L’enjeu est désormais de faire progresser les prochaines étapes techniques et financières afin de traduire les ambitions du projet en réalisations concrètes dans les huit localités concernées.
Communication CAMWATER
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