septembre 12, 2026

Mis en cause dans une campagne virale sur les réseaux sociaux, le « Bôme François » fait l’objet d’une défense publique de son promoteur. François Désiré Ekoumou Ananga dénonce des accusations qu’il juge infondées et annonce une réponse à la fois judiciaire et réglementaire.

 

La polémique autour du « Bôme François » prend une nouvelle tournure. Après plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux mettant en cause la qualité du célèbre baume camerounais, François Désiré Ekoumou Ananga, PDG de François Santé SARL, a décidé de prendre la parole.

Face à plus d’une centaine de professionnels des médias réunis le 12 août 2026 à l’Hôtel La Falaise de Yaoundé, le promoteur du produit a livré sa version des faits et présenté les éléments sur lesquels il fonde sa défense.

Une polémique alimentée sur les réseaux sociaux

Au cœur de la controverse, des publications faisant état de prétendus avis défavorables du Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise (LANACOME) concernant le « Bôme François ».

Des accusations que le responsable de François Santé SARL réfute catégoriquement. Selon lui, aucune sanction officielle n’a été prononcée contre son entreprise et aucun document authentifié du LANACOME ne viendrait étayer les affirmations relayées en ligne.

François Désiré Ekoumou Ananga rappelle par ailleurs l’existence d’une convention conclue en juillet 2025 entre son entreprise et le LANACOME. Celle-ci s’inscrit, explique-t-il, dans une démarche d’accompagnement technique destinée à renforcer les processus de production et à rapprocher l’entreprise des standards internationaux.

François Santé revendique une démarche de conformité

Au-delà de la polémique, le promoteur entend mettre en avant les efforts consentis par son entreprise pour améliorer ses méthodes de production.

Évaluation des infrastructures suivant la méthode des 5M, formation du personnel aux Bonnes Pratiques de Fabrication, démarche HACCP, amélioration de la traçabilité : plusieurs actions ont été engagées dans le cadre du plan d’accompagnement présenté à la presse.

Le dirigeant insiste également sur la nature du produit. Le « Bôme François », précise-t-il, n’est pas présenté comme un médicament, mais comme un produit de bien-être fabriqué dans un environnement où les exigences d’hygiène et de qualité sont prises en compte.

Pour François Désiré Ekoumou Ananga, cette distinction est essentielle pour éviter les amalgames et replacer le débat sur le terrain des faits et des normes applicables.

Le « Made in Cameroon » au cœur de la riposte

La controverse offre également au patron de François Santé SARL l’occasion de défendre une vision plus large de la production locale.

Il estime que les entreprises camerounaises doivent pouvoir conquérir les marchés extérieurs en misant sur la qualité et la conformité plutôt que sur la seule origine de leurs produits.

Le « Bôme François », qui serait distribué dans plusieurs pays africains, est ainsi présenté comme l’un des produits issus de l’industrie locale capables de porter l’image du savoir-faire camerounais au-delà des frontières.

Mais cette ambition, soutient le dirigeant, ne peut être durable que si elle s’accompagne d’une exigence permanente en matière de qualité.

Un appel à davantage de contrôles sur le marché

François Santé SARL veut également profiter de cette affaire pour interpeller les pouvoirs publics sur la situation générale du marché des baumes au Cameroun.

L’entreprise estime que les produits importés ou commercialisés en dehors des circuits formels devraient faire l’objet de contrôles sanitaires systématiques, au même titre que les productions locales soumises aux mécanismes de suivi et de contrôle.

Cette revendication constitue désormais l’un des axes de son plaidoyer auprès des autorités compétentes.

La justice comme ultime recours

Sur le terrain judiciaire, la direction de François Santé SARL affirme qu’elle entend désormais répondre fermement à la diffusion de contenus qu’elle considère comme diffamatoires.

L’entreprise se réserve ainsi la possibilité d’engager des poursuites contre les auteurs ou relais de publications jugées attentatoires à son image et à celle de son produit.

L’objectif affiché par son promoteur est de transformer la crise en opportunité : renforcer les mécanismes de contrôle, poursuivre l’amélioration des processus industriels et restaurer la confiance des consommateurs.

À travers cette sortie médiatique, François Désiré Ekoumou Ananga entend donc clore la polémique sur le terrain des preuves et des procédures, tout en réaffirmant une ambition : faire du « Bôme François » un produit camerounais associé à la qualité, à la rigueur et à la conquête des marchés africains.

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