janvier 16, 2026

l’Association francophone des Commissions nationales des Droits de l’homme (AFCNDH), en partenariat avec la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (Cdhc ),organise pendant deux jours à Yaoundé, un Atelier régional de renforcement des capacités à l’intention des INDH du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et de la République démocratique du Congo, en vue de les doter d’outils, de connaissances et de bonnes pratiques nécessaires pour s’engager efficacement dans toutes les étapes des processus électoraux.

En 2025, plusieurs pays de l’espace francophone africain organiseront des élections présidentielles, législatives ou locales, Ces échéances électorales revêtent une importance cruciale pour la consolidation de la démocratie, la stabilité politique et la promotion des Droits de l’homme et un pilier incontournable de toute démocratie véritable. Les États africains ont pris des engagements clairs et contraignants en ratifiant des instruments internationaux et régionaux qui garantissent ce droit. Et intégré ces principes dans leurs législations et systèmes institutionnels nationaux.

Il s’agit en effet de répondre efficacement aux problèmes liés aux périodes électorales souvent marquées par des tensions politiques extrêmes, une polarisation aiguë, des allégations récurrentes de fraude, l’autoproclamation de victoire, des contestations de résultats, des violences, des velléités insurrectionnelles des restrictions des libertés fondamentales, des mesures de maintien de l’ordre souvent attentatoire aux Droits de l’homme, la propagation de la désinformation et des discours haineux.

C’est dans ce contexte que l’AFCNDH , et la Cdhc ont tenu à organiser cet atelier et dont la cérémonie d’ouverture s’est tenue hier au Mont Fèbe Hôtel en présence du ministre Délégué auprès du ministre de la Justice garde des Sceaux, du représentant régional du centre des Nations Unies pour les Droits de l’homme et de la Démocratie en Afrique Centrale ( CNDHD- AC),du chef de projet l’AFCNDH, du président du Conseil national de la communication , des Délégués des institutions nationales des Droits de l’homme du Benin, de la Côte- d’Ivoire, et de la République Démocratique du Congo, des commissaires des Droits de l’homme du Cameroun et des associations des Droits.

L’objectif principal est le partage d’expériences entre les differents en matière de processus électoral,et le renforcement renforcement de l’action des institutions nationales des Droits de l’homme (INDH) axé sur les principes de Paris adoptés le 20 décembre 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies (A/RES/48/134) qui déterminent ainsi le mode de fonctionnement des Institutions nationales des Droits de l’homme (INDH) et établissent une base solide pour l’implication active et stratégique des INDH dans les processus électoraux à travers :

D’après les organisateurs,le choix de ces trois pays repose sur la pertinence contextuelle, chacun d’eux se préparant à des échéances électorales majeures dans les mois à venir à l’occurence le Cameroun pour sa présidentielle attendue le 12 octobre 2025 ; la Côte d’Ivoire le 25 octobre 2025 ;.le Bénin en avril 2026 ; et laRépublique Démocratique du Congo en décembre 2028.

Objectifs de l’Atelier

L’objectif global de cet Atelier vise à consolider le rôle et les capacités opérationnelles des INDH francophones dans la promotion et la protection des Droits de l’homme tout au long du cycle électoral,renforcer les capacités des INDH en matière de normes africaines et internationales applicables aux processus électoraux, faciliter le partage d’expérience et de bonnes pratiques entre les INDH sur le suivi des Droits de l’homme en période électorale et sur le plaidoyer en contexte électoral,outiller les participants en matière de suivi électoral, d’élaboration de Rapports et de mise en œuvre de mécanismes d’alerte précoce,identifier des approches innovantes pour l’éducation civique et la sensibilisation des électeurs,encourager la mise en réseau et le développement de partenariats durables entre les INDH, les organes de gestion des élections, la société civile et les instances régionales pertinentes.

Dans son mot introductif le chef de projet l’AFCNDH Dotante Ditanie Derrah Barbara a relevé le rôle majeur des IDH Francophone à jouer lors des scrutins électoraux  » ~La résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies communément appelées les  » principes de paris attribués aux INDH une double fonction : de promotion et de protection des Droits de l’Homme en période électorale. Ses fonctions se traduisent entre autres dans le cadre de la promotion du conseil de sensibilisation, d’éducation, et de plaidoyer ; et dans le cadre de de protection par le monitoring des Droits de l’Homme à travers la saisine et l’auto saisine, des investigations, la visite des lieux privés de liberté et de déploiement sur le terrain sur le suivi notamment à ce qui concerne les possessifs électoraux



Tout comme le représentant régional des Nations Unies pour les Droits de l’homme en Afrique Centrale qui soulève d’une éducation de masse necessaire « Il s’agit aussi de l’importance et de la sensibilisation et de l’éducation civique à travers lesquels on peut sensibiliser les partis politiques au Droit de l’homme et au parti politique en ce qui concerne les élections dans la paix et dans la stabilité. Le rôle des droits de Homme vont être ici de jouer la méditation un rôle proactif de médiation et de résolution des conflits de résoudre les différents électoraux de manière pacifique et enfin ces institutions peuvent établir les rapports et des recommandations , peuvent publier pour améliorer le processus électoral en fonction de chaque contexte spécifique « 

Les actions menées par la CDHC

Le discours d’ouverture du président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun ( CDHC) , le Pr James MOAUNGUE Kobila a permis de déceler l’engagement des IDH Francophone pendant les périodes électorales et celui du Cameroun qui s’apprête à vivre ces moments importants de sa vie politique.

 » Il n’est pas superflu de rappeler que les périodes électorales sont des contextes sensibles, susceptibles d’avoir un impact significatif sur les Droits fondamentaux, du fait de l’instabilité, de la violence et des manœuvres de déstabilisation qui entourent souvent les processus électoraux, y compris dans les plus grandes démocraties. En Afrique, de nombreux défis entravent le bon déroulement des processus électoraux, parmi lesquels la prolifération des discours de haine, les campagnes de désinformation à grande échelle, ainsi qu’une tendance récurrente à la contestation évidente des résultats de l’élection présidentielle. Une contestation qui prend souvent des formes violentes avec comme impact des perturbations sociales et économiques. Le Comité africain d’’Experts sur les Droits et le bien-être des enfants (CoAEDEBE) a souligné les conséquences dévastatrices que ces périodes engendrent sur les Droits et le bien-être »

Et d’ajouter : »Les interventions des INDH peuvent couvrir divers Droits fondamentaux inhérents au contexte électoral consacrés par les instruments africains et universels, comme le stipule la Déclaration de Bamako, et les lignes directives du Mécanisme africain d’évaluation des pairs (MAEP) pour préserver l’intégrité des élections. À ce titre, les INDH ont la responsabilité majeure d’assurer la réalisation effective des Droits de l’homme par le suivi et l’observation du cadre juridique, des partis politiques, du fonctionnement des organes »

Les actions

Le président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun s’est appesanti sur les actions entreprises par son institution dont il a la charge ,pour assurer et veiller au bon déroulement des élections présidentielles du 12 octobre . Il a en effet mis en lumière l’expérience de l’INDH du Cameroun qui s’attache, de manière constante, à s’acquitter de son mandat dans le cadre des processus électoraux. Sa première expérience a t’il indiqué en la matière remonte à l’époque du Comité national des Droits de l’homme et des libertés, dans le cadre de l’observation des élections présidentielle et législatives de 1997.
Cette implication s’est poursuivie avec la Commission nationale des Droits de l’homme et des libertés, créée par la loi du 22 juillet 2004 ; elle compte à son actif plusieurs rapports d’observation électorale, notamment ceux relatifs aux élections présidentielles de 2011 et 2018! Y compris la synthèse de ces rapports décembre 2022 ; par la suite il a transmis à ELECAM l’organe chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision du processus électoral et référendaire au Gouvernement ainsi qu’aux partis politiques par le président de la CDHC le 14 décembre 2022. Elle a par ailleurs publiée sur le site Internet de la CDHC, sous la rubrique « Rapport ». Cette synthèse qui résume les observations faites pendant les missions d’observation électorale menées au Cameroun entre 2011 et 2018 comprend 34 recommandations, en vue de renforcer l’inclusivité, la transparence et le respect des Droits fondamentaux pendant les scrutins à venir.

 » Dans le cadre des opérations préparatoires de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, ayant eu connaissance des récriminations de certains partis politiques sur la non publication du fichier électoral national par ELECAM, la CDHC a aussitôt saisi le directeur général d’ELECAM par correspondance du 31 janvier 2025. En réponse, l’Organe chargé des élections au Cameroun a expliqué cette non-publication par le fait que son « site officiel a été piraté » a-t-il déroulé.

Cet atelier de renforcer des capacités des INDH Francophones est également axé sur des exposés menés par des experts des différents pays et dont l’optique majeure, est de permettre aux participants de maîtriser t les normes africaines et internationales applicables aux processus électoraux ; des expériences et bonnes pratiques en matière de surveillance des Droits de l’homme et de plaidoyer en contexte électoral sont partagées par les INDH entre autres.

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