Le projet a été lancé 02 septembre 2025 à Yaoundé mise en œuvre par le Comité National de Désarmement, Démobilisation et Réintégration ( CNDDR) et financier par l’Union Européenne , organiser par le UNICEF.
Transformer les cicatrices laissées par plus d’une décennie de conflit dans la région de l’Extrême-nord, en une fondation solide pour un avenir pacifique. Cette ambition nourrit le nouveau projet officiellement lancé Yaoundé intitulé « souvenir la réintégration et la reconciliation des anciens associés des groupes armés non étatique afin de renforcer la cohésion sociale pour la paix et le développement durable dans l’Extrème -Nord du Cameroun » intervient dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements massifs et la fragmentation sociale la région ciblée -l’Extrême-nord- malgré la mise en œuvre en place du comité de Désarmement Démobilisation et Réintégration (CNDDR) en 2018 et l’existence des centres de transition à Meri et Mémé, le processus de réhabilitation et de réintégration des ex – associés demeure un défi majeur.
Une action globale Vers in retour de la paix .
L’Unicef va vraiment travailler avec les enfants. Dans le zones des conflits armés ils subissent, parce que la plupart d’entre eux ont été victimes d’une force de l’armement. Parfois, ils sont utilisés à l’intérieur. Ce sont aussi eux, qu’on retrouve à la frontière. » -Nadine Perrault, Représentante Unicef-Cameroun

Confrontée à la menace persistante de groupes terroristes tels que Boko-haram, cette zone du pays voit ses habitants vivre dans la peur, la précarité et l’isolement. Selon S.E. Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun, il est question d’offrir une seconde chance à ceux qui ont été impliqués dans ces conflits, tout en favorisant la réconciliation et la reconstruction des liens sociaux.
Cette réponses aux séquelles des violences armées ne se limite pas à un acte humanitaire, mais constitue un investissement stratégique pour la paix et la sécurité du Cameroun. Jean-Marc Châtaigner l’a rappelé lors de la cérémonie de lancement sur le fait que « c’est un investissement stratégique en faveur de la paix et de la sécurité ». Il ajoute que cette initiative doit permettre de transformer les blessures du conflit en opportunités de reconstruction, en plaçant l’humain au cœur de la solution.
« Plus de cas de retour, enregistrés entre fin 2018 et fin 2023 depuis la création du CNDDR en novembre 2018 par décret présidentiel, des progrès remarquables ont été observés. En décembre 2024, par exemple, 708 ex-associés ont déjà été réintégrés dans leurs communautés. Ces ex-associés comprennent non seulement des combattants, mais aussi des femmes et des enfants, souvent victimes collatérales des conflits. Des centres d’accueil ont été ouverts, avec une grande capacité d’accueil, où des activités éducatives, professionnelles et psychosociales sont proposées. Plus d’une centaine d’enfants ont déjà été scolarisés dans ces centres, preuve d’un effort concret pour assurer leur avenir. A indiqué le Coordonnateur national adjoint CNDDR

Les défis de la réintégration et de la réconciliation
Par ailleurs, des pools d’aide ont été mis en place pour améliorer les conditions de vie des ex-associés et de leurs communautés. Le Colonel Guy Dzozong Alienou coordinateur national adjoint CNDDR a relevé que « nous ne travaillons pas seulement sur les ex-associés, mais aussi sur leurs familles et leurs communautés, qui ont souvent été victimes ou ignorantes des causes du conflit ». Malgré ces avancées, des défis subsistent.
La question de la gestion des populations réintégrées, souvent vulnérables et traumatisées, reste complexe. La crainte d’un retour à la violence ou d’un rejet par les communautés d’accueil est toujours présente. La nécessité d’un accompagnement psychologique, éducatif et économique s’impose, pour assurer la stabilité à long terme.
Une vision pour un avenir pacifique

Nadine Perrault, Représentante de l’Unicef au Cameroun, évoque la protection des droits des enfants victimes de ces conflits. Elle rappelle justement que « la majorité de ces enfants ont été victimes d’exploitation ou d’utilisation par des groupes armés, et leur réintégration doit être accompagnée d’un soutien psychologique, médical et éducatif ». L’accès aux services de santé, la vaccination précisément, est une des étapes primordiales pour garantir leur bien-être.
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