septembre 7, 2026

Yaoundé est, depuis ce 9 février 2026, la capitale africaine des réflexions et des solutions autour de l’eau et de l’assainissement. La ville accueille le 23e Congrès international et exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), un rendez-vous majeur qui rassemble près de 3 000 participants venus de tout le continent et d’ailleurs. Les travaux, prévus pour durer cinq jours, sont placés sous le thème : « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique ».

 

La cérémonie d’ouverture est présidée par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie, représentant personnel du chef de l’État camerounais. Organisé en partenariat avec le gouvernement du Cameroun et la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), l’événement confirme le rôle stratégique du pays dans la dynamique continentale du secteur de l’eau et de l’assainissement.


Décideurs politiques, opérateurs publics et privés, régulateurs, industriels, chercheurs, experts techniques et partenaires au développement prennent part à ce grand forum biennal. Objectif : évaluer les progrès réalisés, partager les expériences et identifier des solutions concrètes pour accélérer l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique, conformément à l’Objectif de Développement Durable n°6 (ODD6).
Forum scientifique et technique de référence, le congrès de l’AAEA est également adossé à une vaste exposition internationale. Sessions techniques, ateliers spécialisés, événements parallèles, rencontres B2B et échanges « one-to-one » rythment cette rencontre, devenue au fil des années un espace privilégié de dialogue et de coopération. La mobilisation croissante des acteurs est illustrée par l’augmentation constante du nombre de participants, passé de 1 600 délégués en 2010 à Kampala à 3 000 lors des dernières éditions.

 


À quelques années de l’échéance de 2030, les défis restent considérables. En Afrique, près de 411 millions de personnes, soit trois habitants sur cinq, n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité. En matière d’assainissement, seuls deux pays du continent sont actuellement en bonne voie pour atteindre l’objectif de l’accès universel aux services de base.
Face à cette réalité, le congrès de Yaoundé met l’accent sur les bonnes pratiques, l’innovation technologique, les mécanismes de financement et le renforcement des partenariats. Autant de leviers indispensables pour transformer les engagements politiques en actions concrètes et durables, capables d’améliorer les conditions de vie des populations africaines, en particulier les plus vulnérables.

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