lundi 7 juillet 2025 à Bafoussam, tous les regards étaient tournés vers un homme : Paul Ndongo Biko’o. Le maire de la commune d’arrondissement d’Ayos, droit dans ses convictions et fort d’une vision municipale audacieuse, s’est vu remettre un chèque d’une valeur de 45 millions de FCFA. Un sacre, une consécration, un symbole. Celui de la commune la plus propre du Cameroun, un titre décerné à l’occasion de la 39ᵉ Journée mondiale de l’habitat, dans une ambiance à la fois solennelle et prestigieuse, devant une brochette de décideurs venus de tout le pays.
Mais derrière cette récompense, ce n’est pas seulement une affaire de statistiques ou de protocole : c’est l’histoire d’une renaissance locale. En mai dernier, Ayos avait déjà frappé fort : première au classement du concours « Villes Propres », édition 2025, avec une note impressionnante de 96,4 %, selon le procès-verbal officiel du comité d’organisation. Un score quasi irréprochable, reflet d’un investissement acharné sur le terrain.
Dans les coulisses de ce succès, un homme et une méthode : Paul Ndongo Biko’o, l’édile discret mais redoutablement efficace, à la tête d’une équipe municipale soudée et résolument engagée. Loin des effets d’annonce et des tapis rouges, c’est avec rigueur, innovation et pédagogie de proximité qu’il a redonné à Ayos ses lettres de noblesse en matière d’hygiène et de salubrité publique.
Dans son mot de remerciement, le maire s’est voulu humble mais résolument combatif : « Ce prix est un encouragement. Nous ne nous arrêterons pas là. Ce chèque est un levier de plus pour faire d’Ayos un modèle national. » Une ambition claire, qui tranche avec le fatalisme ambiant dans certaines municipalités du pays.
Ayos devient ainsi bien plus qu’un exemple : un message. Celui qu’un leadership ancré dans les réalités locales, conjugué à une volonté politique ferme, peut changer le quotidien des citoyens. Et lorsque l’efficacité rejoint la vision, les résultats parlent d’eux-mêmes.
Le Cameroun des communes bouge. Et en ce moment précis, c’est Ayos qui inspire, brille… et respire.
par Pharel Ateba
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