octobre 21, 2026

La commune d’Ayos, dans le Nyong-et-Mfoumou, vient d’inscrire son nom au palmarès national des villes les plus propres du Cameroun. Elle a remporté, ce 5 octobre 2026 à Maroua, le Concours national Villes propres, au terme d’une compétition qui réunissait plusieurs communes venues des différentes régions du pays.

 

 

Le verdict est tombé dans la capitale de l’Extrême-Nord. Et il a provoqué une véritable explosion de joie dans la délégation d’Ayos. Après plusieurs mois d’efforts consacrés à l’assainissement, à l’entretien des espaces publics et à la mobilisation citoyenne, la commune dirigée par le maire Paul Ndongo Biko’o décroche la première place du classement national.

L’attente aura été particulièrement intense lors de la cérémonie présidée par le ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtes. Lorsque le représentant d’ONU-Habitat annonce que deux communes occupent la deuxième marche du podium, la tension monte dans la salle. Le dévoilement des noms de Meyomessala et Garoua 2e laisse alors planer le suspense.

Il ne reste plus qu’un nom à découvrir.

Lorsque celui d’Ayos est finalement annoncé comme la commune classée première, les applaudissements éclatent. Dans la salle, la délégation ayosienne laisse éclater sa joie. Pour le maire Paul Ndongo Biko’o, présent à la cérémonie, cette distinction vient couronner une démarche engagée depuis plusieurs années.

D’une sixième place au sommet national

Cette victoire revêt une dimension particulière pour Ayos. Classée sixième lors de la précédente édition, la commune a réalisé une progression spectaculaire en l’espace d’une année.

Le résultat traduit surtout la volonté de l’exécutif municipal de faire de la propreté un véritable outil de développement local. Collecte et gestion des déchets, entretien des voies, curage des caniveaux, assainissement des marchés, amélioration des équipements sanitaires et implication des populations ont constitué les principaux leviers de cette transformation.

Dans les différents quartiers, la mobilisation ne s’est pas limitée aux services municipaux. Établissements scolaires, commerçants, associations, acteurs économiques et habitants ont été progressivement associés aux actions d’entretien et de sensibilisation.

La salubrité érigée en politique municipale

À Ayos, la propreté ne semble plus être considérée comme une opération ponctuelle destinée à séduire un jury. Elle s’inscrit dans une démarche quotidienne.

L’entretien des principales artères, la lutte contre les dépôts anarchiques, le nettoyage des marchés et le curage des ouvrages d’assainissement ont contribué à améliorer durablement le cadre de vie.

La commune a également accordé une attention particulière aux équipements sanitaires et à l’amélioration des espaces publics. Cette approche, combinant salubrité, hygiène, sécurité et participation citoyenne, aurait constitué l’un des éléments déterminants de l’évaluation.

Le concours aura ainsi permis de mesurer non seulement l’état de propreté des communes participantes, mais également leur capacité à mobiliser durablement les citoyens autour de l’entretien de leur environnement.

Paul Ndongo Biko’o, un maire porté par ses populations

À Ayos, le maire Paul Ndongo Biko’o bénéficie d’une forte reconnaissance populaire. Surnommé affectueusement par certains habitants « le maire de Dieu », l’édile est régulièrement présenté comme un responsable municipal très présent sur le terrain.

Son approche repose notamment sur la proximité avec les populations, le suivi des initiatives locales et la recherche de solutions concrètes aux problèmes du quotidien.

Le sacre national vient donc récompenser une politique municipale fondée sur la constance et la proximité. Mais il constitue également un nouveau défi : celui de maintenir le niveau atteint et d’éviter que le trophée ne transforme la propreté en simple performance ponctuelle.

Un trophée qui oblige

Pour Ayos, le plus difficile commence désormais. Être sacrée ville la plus propre du Cameroun impose de conserver les acquis, d’améliorer les dispositifs existants et de faire de la salubrité une pratique durable.

Le classement national donne en tout cas une nouvelle visibilité à cette commune du Centre. Elle devient désormais une référence que d’autres collectivités pourraient être amenées à observer.

Le message porté par Ayos est clair : une commune de taille modeste peut, avec une organisation rigoureuse, une implication des populations et une volonté politique constante, rivaliser avec des collectivités beaucoup plus importantes.

Le classement national

À l’issue du Concours national Villes propres 2026, le classement s’établit comme suit :

1er : Commune d’Ayos
2e : Commune de Meyomessala
2e ex æquo : Commune de Garoua 2e
3e : Commune de Kambé
4e : Commune de Mokolo
6e : Commune de Douala 3e
7e : Commune de Tiko
8e : Commune de Bankim
9e : Commune de Bertoua 1er

La cérémonie de Maroua a également été marquée par d’autres distinctions. Le Prix spécial de la rénovation urbaine, doté d’une enveloppe de 10 millions de FCFA, a été attribué à la mairie de ville de Maroua. La commune de Bangou a, pour sa part, reçu le Prix spécial encouragement et développement local.

Pour Ayos, cette journée du 5 octobre 2026 restera comme celle où les efforts de toute une commune ont été consacrés au sommet national. Une victoire qui dépasse désormais les frontières du Nyong-et-Mfoumou pour devenir une fierté régionale et un signal fort en faveur d’une gouvernance locale davantage tournée vers le cadre de vie des citoyens.

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