C’était les deux sujets majeurs de la 46ème session du comité de concertation et de suivi du dialogue social qui a eu lieu, mardi 02 septembre 2025, dans la salle de conférences du Mintss, sous le regard bienveillant de Grégoire Owona.
Les acteurs du suivi du dialogue social étaient réunis autour du ministre du travail et de la sécurité sociale à l’effet de croiser le verbe sur l’amélioration des conditions de vie des travailleurs au Cameroun. L’occasion faisant le larron, les membres du comité du suivi du dialogue social ont épilogué sur deux sujets majeurs qui s’inscrivent dans l’ère du temps, à savoir : l’élection présidentielle qui approche et celle des délégués du personnel également. Ces échéances qui se profilent sont assez importantes pour le monde professionnel qui a besoin d’un contexte de paix et de sérénité pour sa compétitivité et l’épanouissement des travailleurs.
Le ministre du travail et de la sécurité sociale a dans son allocution d’ouverture, de cette concertation statutaire, dit avec force détails, le bénéfice pour les camerounais d’adopter les attitudes qui promeuvent la paix, la justice sociale et la démocratie. Sachant que les périodes électorales au Cameroun laissent souvent libre cours à certaines dérives langagières, le Mintss, comme à son habitude a demandé aux acteurs du monde professionnel à ne pas prêter le flanc aux discours de haine, de stigmatisation d’un groupe ethnique mais à faire prévaloir, pour le bien du Cameroun, le dialogue, la concertation, la négociation, qui concourent à l’expression démocratique chèrement acquise au Cameroun

.
« Les partenaires sociaux que vous êtes, employeurs comme travailleurs, avez un rôle crucial à jouer dans la préservation de la paix à travers le dialogue social. Car la paix constitue un élément déterminant pour le développement et la stabilité d’un pays. Elle permet aux citoyens de vivre dans un environnement sécurisé, de travailler et de prospérer sans crainte de violence ou de conflits. Il faut donc renforcer le discours de tolérance, de compréhension, de concertation et de consensus », a mentionné le Mintss.
S’agissant précisément des élections des délégués du personnel qui se préparent activement, le ministre Grégoire Owona a souligné que ces échéances sont cruciales dans la quête de la justice sociale et du bien-être social. « Les élections des délégués du personnel qui nous concerne au premier chef sont un processus important qui permet aux salariés de choisir leurs représentants au sein des entreprises. Il est donc question de favoriser la participation effective de tous les acteurs aux dites élections, garantir l’intégrité du processus tout en veillant qu’elles se déroulent dans le calme et le respect strict », a prescrit le Mintss aux acteurs du dialogue social.
Pour que ces élections puissent bien se passer, le Mintss, a insisté sur le fait que les acteurs du dialogue social doivent s’engager, doivent s’impliquer pour garantir la bonne tenue desdites élections. Soutenant que le dialogue social est un pilier de la démocratie sociale, le Mintss a renseigné qu’il « Permet de trouver des solutions concrètes aux problèmes qui se posent et de construire un avenir meilleur pour tous. Ainsi, la sérénité devrait donc régner avant, pendant et après les différentes échéances électorales. Nous nous y attèlerons sans relâche ».
Présidentielle
Lors de cette concertation des acteurs majeurs du monde du travail, le sujet sur la présidentielle d’octobre prochain n’était pas en reste. Il a été évoqué, fort opportunément et le ministre Owona a invité les parties prenantes au dialogue social à tout mettre en œuvre à leur niveau, pour que la paix et la stabilité restent de mise, avant, pendant et après l’élection présidentielle.
A leur tour, les leaders syndicaux ont profité de cette opportunité, pour présenter le mémorandum des confédérations syndicales les plus représentatives du Cameroun, à l’endroit des candidats à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Il s’agit de quatre axes majeurs subdivisés en plusieurs que le candidat élu devrait mettre en œuvre une fois élu et devant contribuer à l’embellie des conditions de vie des travailleurs camerounais dans leur ensemble.
![]()
