C’est ce qui transpire de la concertation entre le ministère du travail et de la sécurité sociale et du groupe des travailleurs réunis sous la bannière du Collectif des organisations des enseignants du Cameroun ( Corec-), en date 03 septembre 2025, à Yaoundé.
L’enseignement privé occupe une place de choix au Cameroun, mais ceux qui exercent pour la plupart de temps n’ont pas un traitement professionnel des plus adéquats. Raison pour laquelle le Corec voudrait voir les conditions des enseignants de ce secteur s’améliorer significativement. Après avoir tenu une concertation un jour avant avec le groupe du patronat un jour avant, le ministre du travail et de la sécurité sociale a invité le groupe des travailleurs à l’effet de faire le point et de savoir s’ils sont au même niveau d’information.

L’enseignement privé du Cameroun est régi, selon les propos du secrétaire par une grille salariale qui date de 1985 ou le plus bas salaire est de 23 000 FCFA et plus grand salaire à 141 000 Fcfa. Cette grille salariale, à l’observation et compte tenue du contexte actuel est très basse et mérite urgemment d’être revue à la hausse au regard du volume de l’enseignement privé au Cameroun qui occupe assurément une place prépondérante. Le ministre toujours méthodique, voudrait que cette convention collective puisse refléter les aspirations légitimes des employeurs de ce secteur et surtout qu’elle consacre la politique du travail décent.
Dans son propos liminaire, le Mintss, Grégoire Owona a indiqué le nécessité pour les deux parties â savoir le groupe travailleurs et le groupes des employeurs à faire avancer le processus qui va déboucher sur une convention collective issue d’un consensus. Leporte parole du groupe des employés de l’enseignement privé à cette concertation, par ailleurs secrétaire général du Corec, a dit tout son étonnement de voir l’attitude du patronat qui ne veut lâcher du lest pour que les enseignants puissent non seulement retrouver du sourire et leur dignité malmenés.

« Nous sommes venus ici deux fois. Le banc du patronat était vide. Il n’y avait personne, monsieur le ministre, nous n’avons pas changer notre façon d’aborder le problème, nous pensons qu’il y a un effort supplémentaire à faire du patronat qui doit respecter les employés. Étant donné que s’il ont une proposition à faire. Il faut qu’on sache quelle est cette proposition? Il n’est pas décent de venir ici et voir que c’est le ministre en personne qui prenne notre problème â bras le corps, uniquement, alors qu’il y a une commission pour cela. Nous sommes toujours disposés à accompagner l’éducation camerounaise vers l’excellence. Et cela passe par une convention collective de qualité », a réitéré le secrétaire général du Corec, Roland Assoah.
Le ministre du travail et de la sécurité sociale, dès l’entame des échanges, a rappelé brièvement les échanges qu’il a eus un jour avant avec le groupe employeurs de l’enseignement privé du Cameroun. Selon le ministre, la concertation avec le groupe employés devait faire avancer le processus de mise en forme de la convention collective. Dans le même temps, le ministre lui-même a reconnu qu’il y a eu plusieurs rencontres, mais des nombreux blocages persistent. « J’ai rencontré le patronat hier encore, on était ensemble. Je me devais de vous en rendre compte et d’échanger avec vous. Pour qu’on essaie de voir si nous pouvons véritablement avancer. Le point de blocage a été principalement la grille salariale, la deuxième chose était les avantages découlant de cette grille de salaire. Nous leur avons fait une proposition qui était d’intégrer une grille de salaire qui tient compte du Smig, et ceux qui ne peuvent pas faire face â certains avantages, qui découlent. De voir comment ces avantages peuvent ne pas faire partie de la convention collective mais qu’il soit des sujets â négocier dans les conventions d’établissements », a clarifié le Mintss.
Le secrétaire général du Corec a dit qu’il sont disposés à échanger pour que la convention collective sorte de terre. Sur les petites différences qui peuvent découler de ce texte officiel qui devra régir l’enseignement privé. « En réalité, une convention collective demande à ce qu’il y ait une grille pour tout le monde. Et le patronat nous demande déjà d’avoir les accords par zone, ce qui n’est pas requis, d’après l’arrêté ministériel qui encadre la forme et le fond des conventions collectives. Mais nous avons dit au Mintss, étant donné que c’est la première qui sera signée, nous sommes prêts à accepter des légères différences au niveau de sa mise en forme et dans ce contexte », a déclaré le SG du Corec.
Néanmoins, il a dit que certaines garanties figurent déjà dans la convention collective qui sera mise à jour sous peu. Mais il s’est voulu insistant en disant que la ferme volonté du Collectif est de voir la grille de salaire de l’enseignement privé améliorée.
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