mai 16, 2026

À Ayos, la gestion des déchets n’est plus une promesse mais une pratique quotidienne. Sur le terrain, le maire Paul Ndongo Biko’o impose un style direct, rigoureux et inspirant, au point de transformer sa commune en référence régionale.

À Ayos, la salubrité ne relève plus du discours administratif, mais d’une culture d’action.Dimanche matin, alors que la ville s’éveille au rythme tranquille d’un jour de repos, une autre réalité se dessine à la décharge municipale. Bottes en caoutchouc, regard attentif, le maire Paul Ndongo Biko’o coordonne lui-même les opérations de nettoyage. Une présence inhabituelle pour un responsable de ce rang, mais devenue presque ordinaire ici.

Ce choix d’être physiquement engagé sur le terrain traduit une approche assumée : gouverner par l’exemple. Loin des logiques de délégation totale, l’édile d’Ayos privilégie un management de proximité où l’autorité s’incarne dans l’action. Une méthode qui, manifestement, produit des résultats tangibles.Car Ayos ne se contente plus d’ambitions.

La commune s’est hissée au rang de ville la plus propre de la région du Centre, selon les dernières évaluations officielles. Une distinction qui repose moins sur des campagnes ponctuelles que sur une discipline constante dans la gestion des déchets et l’entretien des espaces publics.

Dans un pays où l’insalubrité demeure un défi majeur pour les collectivités territoriales, l’expérience d’Ayos attire désormais l’attention. Le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) a décidé d’y organiser, dès mai 2026, une rencontre stratégique réunissant les maires de la région. Objectif : observer, analyser et, surtout, comprendre les leviers de cette réussite.
Au-delà de l’image d’un maire engagé, c’est toute une organisation qui semble se dessiner en filigrane : anticipation des besoins, suivi régulier des opérations, responsabilisation des équipes locales. A

utant d’éléments qui interrogent sur la capacité des autres communes à reproduire ce modèle sans dépendre exclusivement d’un leadership fort.
Ayos pose ainsi une question essentielle au débat public local : la performance d’une collectivité repose-t-elle sur l’exception d’un homme ou sur la solidité d’un système ?

En attendant les conclusions de la rencontre annoncée, une certitude s’impose : à Ayos, la propreté est devenue un marqueur politique et un indicateur de gouvernance. Et ici, même le dimanche n’échappe pas à l’exigence de résultats.

 

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