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La lutte contre la peste des petits ruminants (PPR) a franchi une étape décisive en Afrique centrale avec la tenue, du 21 au 23 avril à Yaoundé (Cameroun), d’un atelier régional consacré à l’examen et à la validation de la stratégie d’éradication de cette maladie.
Organisé sous l’égide de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et du Bureau interafricain des ressources animales (UA-BIRA) de l’Union africaine, en collaboration avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le gouvernement camerounais à travers le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), cet événement bénéficie du soutien financier de l’Union européenne.
Plus de 40 participants, issus de sept États membres de la CEEAC, ainsi que des partenaires techniques et financiers et des organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et l’AU-PANVAC, prennent part à ces travaux. L’objectif est d’actualiser et d’améliorer la surveillance de la PPR et des autres maladies animales transfrontalières dans la sous-région.
Des objectifs structurants

L’atelier vise notamment à renforcer les compétences nationales, harmoniser les systèmes de gestion des données, opérationnaliser les réseaux régionaux, valider des feuilles de route de surveillance et encourager les États membres à intégrer ces approches dans leurs plans nationaux.
Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie panafricaine et de la feuille de route continentale 2023-2027, adoptées par la communauté internationale, avec pour objectif l’éradication mondiale de la PPR à l’horizon 2030.
Une mobilisation collective saluée
Lors de la cérémonie d’ouverture, plusieurs intervenants ont réaffirmé leur engagement à éradiquer définitivement cette maladie et à mettre en œuvre un système de surveillance coordonné.
Le représentant de l’UA-BIRA, Dr Ndongo Kounou Casimir, a salué les progrès réalisés ces dernières années en Afrique centrale, notamment l’amélioration des systèmes d’épidémiosurveillance, la relance des réseaux régionaux de laboratoires et la redynamisation du Comité régional vétérinaire.
De son côté, le représentant de la FAO au Cameroun, Dr Antonio Querido, a mis en avant les contributions des partenaires internationaux tels que l’Union européenne, les États-Unis, le Japon et la Banque mondiale. Il a également souligné l’impact du Projet de développement de l’élevage (PRODEL), financé par la Banque mondiale, dans la lutte contre la PPR au Cameroun.
Les priorités de la FAO

Parmi les priorités définies figurent la délimitation épidémiologique des écosystèmes, la vaccination basée sur les risques, le séromonitoring, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités et le développement de partenariats stratégiques. L’objectif reste l’éradication de la PPR d’ici 2030.
L’engagement du Cameroun
Le gouvernement camerounais, à travers le MINEPIA, a engagé plusieurs actions, notamment via le PRODEL, pour lutter contre cette maladie à travers la vaccination et le renforcement des services vétérinaires.
Représentant le ministre, le Conseiller technique n°1, Dr Minbano Gy Iréné, a salué les avancées en matière de gouvernance et de coordination régionale. Il a toutefois relevé certains défis, notamment la faible couverture vaccinale, les capacités diagnostiques limitées et l’insuffisance de la surveillance active.
Vers une feuille de route commune
Durant ces trois jours, les participants travaillent à aligner les priorités nationales et régionales, intégrer les enseignements tirés et adopter une feuille de route commune pour accélérer l’éradication de la PPR et des autres maladies prioritaires des petits ruminants d’ici 2030.
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