décembre 10, 2025 5:35 am

C’est   la note  obtenue à l’issue de sa thèse, sous le thème « Genre et violences  conjugales au Cameroun : une analyse  explicative des violences faites aux femmes sous le prisme des rapports  du genre au sein du couple », ce mardi 30  janvier 2024, à l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques(IFORD) sis au campus de Ngoa Ekelle

La question des violences plurielles et diverses perpétrées à l’encontre des femmes dans la société, et particulièrement dans leur foyer, émerge  au Cameroun. Elles deviennent  ainsi un véritable problème sociopolitique  en effet, plus 80 cas de féminicides ont été recensés dans les grandes villes et les zones rurales. Plus loin, l’Institut National de la Statistique (2020) soulignait l’ampleur de ces violences faites aux femmes sur toute l’étendue du territoire camerounais.

 Tel peut être le postulat  qui a conduit à la  brillante thèse Doctorat Phd du candidat  Tanang Tchouala patrice ce mardi 30 janvier à l’Institut de Formation et de Recherche Démographique et dont le thème  est «  Genre et violences  conjugales au Cameroun : une analyse  explicative des violences faites ». Parmi les membres de jury qui constitués,  il y a le prof  Paul-Denis Nzita KIKHELA de l’université de Kinshasa comme président de jury ; les professeurs  Honoré Mimché de UYD2 ; et Claude ABE de l’université Catholique comme rapporteurs ; jean robert Rwenge Mburano maitre de conférence à UY2  Co-Directeur de thèse

Durant  une présentation d’un peu plus de  trois  heures, l’exposant a mené son analyse sur l’usage  de la consommation d’alcool qui semble d’après lui, un vecteur de violence conjugale.  Il va souligner que cette thématique  évoque sans ambages l’acceptation de victimes de violences conjugale. Toujours dans ce même schéma, l’exposant,  va s’arrêter  dans le cadre de la sensibilisation sur les pratiques culturelles néfastes.

 en prenant la parole, le Prof  Claude ABE  va relever quelques  manquements  que le candidat devrait exploiter  notamment sur  les outils de collectes qualitatives que ce doctorant a émis  d’utiliser dans son exposer qui selon le prof son très important  pour en venir à la conclusion selon laquelle  les facteurs qui conduisent illico  aux violences conjugales sont fondés  et de fonder aussi son analyse sur rapport inter actionnelle  et de faire intervenir d’autres variables comme  la religion  par exemple pour pourvoir régler les problèmes des couples ;

Néanmoins  il va relever la pertinence  du candidat  sur  les problématiques discutées qu’étaient les crimes passionnels, les violences conjugales, le harcèlement sexuel, les viols, les facteurs de dominations  qui constituent le fond de cette thèse, et  la simplicité rédactionnelle,  avec un français limpide et digeste  pour ce qui est de la forme

 Lors de son interview accordée à la presse le Docteur  TANANG TCHOUALA Patrice  a souligné que « Le Cameroun a été le prétexte de notre thèse c’est à dire c’était notre terrain; le terrain de travail et vous êtes sans ignorer qu’il ne se passe pas un jour, ou alors une semaine sans qu’on ait des cas de féminicides au Cameroun. Pour nous le challenge était de montrer l’apport de la démographie, ou alors un cas d’analyse sociodémographique pour pouvoir expliquer ce phénomène. C’est ce que nous avons fait, nous l’avons fourni au jury, heureusement pour nous le jury l’a accepté. Nous avons donc construit ce cadre sociodémographique pour pouvoir mettre en évidence un certain nombre de choses qui peuvent aider en même temps ceux qui luttent contre le phénomène au sens des politiques publiques, mais également ce qui prennent en charge cette forme d’éthique dans le sens de l’accompagnement. En ce qui concerne les résultats, ces résultats sont de plusieurs ordres. Dans les constructions théoriques nous avons développé cet outil que nous avons appelé ‘les rapports de genre au sein du groupe’. C’est un outil théorique mais en même temps c’est un outil qui se veut observable. Observable c’est à dire que c’est un outil lorsqu’il est observé, peut prédire l’imminence d’une violence au sein d’un couple.  Vous savez sur toute l’actualité des violences, il y’a une question qui vient à l’esprit, c’est à dire comment éviter qu’elle se produise et alors c’est en ce sens que notre outil que nous avons développé qui est le rapport de genre au sein du groupe qui au départ est un concept mais que nous avons montré comment on peut observer cela, mesurer cela, prédire des cas de violences. Une fois qu’on observe ces rapports de genre, on peut identifier les cas suspects de violences ou alors les cas futurs de violences et les accompagner»  a-t-il- martelé.

DR   TANANG TCHOUALA Patrice

 Dans la même veine le Dr  un axe de solution conduisant à réduire ce type de phénomène  notamment la suggestion, d’une taxe portée à la consommation d’alcool qui aiderait grandement dans la lutte contre les violences basées sur le genre.   Malgré quelques remarques  faites, de jury, le Pr Paul-Dénis NZITA KIKHELA Président du Jury, et autres membres lui ont donné la mention « Très Honorable »

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