À l’occasion de la 53e édition de mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin sous le thème « Maintenant pour le Climat », la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a lancé un appel pressant à une mobilisation collective en faveur de la protection de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques.
Dans sa déclaration, l’institution rappelle que le droit à un environnement sain est étroitement lié à la dignité humaine et aux droits fondamentaux à la vie et à la santé. S’appuyant sur la jurisprudence africaine et nationale, la CDHC souligne que les États ont l’obligation d’agir sans délai pour prévenir la pollution, protéger les ressources naturelles et garantir un développement durable.
La Commission a salué les efforts du gouvernement camerounais pour renforcer l’action climatique, notamment à travers l’augmentation de plus de 22 % du budget alloué au ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable pour l’exercice 2026.
Toutefois, la CDHC s’est dite préoccupée par la dégradation croissante du fleuve Wouri, victime de multiples formes de pollution liées aux rejets industriels, aux hydrocarbures, aux déchets domestiques et aux substances chimiques dangereuses. Elle déplore également l’impunité dont bénéficieraient certains acteurs économiques impliqués dans des atteintes à l’environnement.
L’institution nationale des droits de l’homme met par ailleurs en garde contre les effets de la corruption, qu’elle considère comme un obstacle majeur à la préservation des ressources naturelles et à l’efficacité des politiques environnementales.
Face à l’urgence climatique, la CDHC recommande au gouvernement et aux collectivités territoriales de renforcer les investissements dans les infrastructures de résilience, notamment les systèmes de drainage et les ouvrages de protection contre les inondations. Elle invite également les citoyens à adopter des comportements écoresponsables, à respecter les règles d’urbanisme et à contribuer activement à la protection de leur cadre de vie.
Par cette déclaration, la Commission réaffirme que la lutte contre les changements climatiques constitue désormais une exigence de justice, de développement durable et de respect des droits humains.
![]()
