octobre 21, 2026

Faire circuler les capitaux, rapprocher les décideurs et transformer les opportunités en projets. C’est autour de cette logique que se prépare le Salon Atelier sous-régional interports (SARIPAM), annoncé du 17 au 19 février 2027 au Palais des Congrès de Yaoundé.

 

 

Dans un environnement africain marqué par la nécessité d’accélérer les investissements et de renforcer les échanges économiques, le SARIPAM veut se positionner comme un espace de connexion entre ceux qui disposent des ressources, ceux qui portent les projets et ceux qui prennent les décisions.

Institutions publiques, collectivités territoriales, opérateurs économiques, investisseurs, banques, assureurs, professionnels du droit, spécialistes du transport et de la logistique, universitaires et partenaires au développement sont ainsi appelés à se retrouver autour des mêmes problématiques. L’objectif est de favoriser des passerelles capables de déboucher sur des collaborations durables.
Le salon entend notamment s’attaquer à une difficulté souvent rencontrée dans les processus de développement : l’écart entre l’existence d’un besoin sur le terrain et la capacité à trouver les financements, les compétences et les partenaires nécessaires pour y répondre.C’est dans cette perspective que le Pôle 5 consacré au Sénat et aux Collectivités territoriales décentralisées prend une dimension particulière. Il place les territoires au cœur de la recherche de solutions et pose la question de leur capacité à devenir de véritables espaces d’investissement et de création de valeur.
La réflexion devrait porter sur plusieurs leviers : attractivité économique des territoires, mobilisation des ressources, coopération entre collectivités, développement des infrastructures, accès aux services essentiels, création d’emplois et amélioration du climat favorable aux investissements locaux.

L’enjeu est de permettre aux communes et autres collectivités de mieux présenter leurs potentialités, leurs besoins et leurs projets afin de faciliter leur rencontre avec des partenaires susceptibles de les accompagner.

Le SARIPAM veut également donner une dimension sociale à cette stratégie économique. Les investissements recherchés ne sont pas uniquement envisagés sous l’angle de la rentabilité. Ils doivent aussi pouvoir répondre à des besoins fondamentaux des communautés.L’ambition affichée prévoit notamment la recherche de financements et de partenariats pour contribuer à la réalisation d’au moins cinq forages dans des localités identifiées à chaque édition. D’autres projets pourraient concerner l’éducation, les bibliothèques, l’équipement informatique, l’accès aux outils numériques ou encore l’accompagnement des établissements scolaires.
Cette démarche traduit une volonté de rapprocher l’investissement des préoccupations quotidiennes des populations. Elle repose sur un principe simple : un partenariat économique gagne également en pertinence lorsqu’il produit des effets visibles sur le développement humain.

Le SARIPAM veut ainsi dépasser le modèle classique du salon professionnel où les participants échangent avant de repartir sans mécanisme de suivi. Les organisateurs souhaitent plutôt installer une chaîne allant de la rencontre à l’identification d’une opportunité, puis à la négociation, au partenariat et, à terme, à la réalisation.
Cette ambition explique la diversité des formats prévus : conférences, débats, tables rondes, expositions, rencontres entre entreprises et échanges institutionnels. Autant de cadres destinés à faciliter la circulation de l’information et la naissance de nouvelles alliances.
Au cœur de cette stratégie figure également la sécurisation des échanges. Le droit, la médiation, les assurances, la justice, le commerce, les transports, la logistique et les activités portuaires constituent plusieurs des domaines appelés à structurer les travaux du salon.

À travers cette approche transversale, le SARIPAM entend répondre à une réalité : le développement économique des territoires ne dépend pas d’un seul acteur. Il nécessite la convergence des institutions, des financements, des infrastructures, des compétences et des initiatives privées.La rencontre de Yaoundé se présente donc comme une plateforme destinée à rapprocher ces différentes forces. Avec une ambition qui dépasse les trois jours de l’événement : installer un réseau de coopération capable de continuer à fonctionner après la fermeture des portes du Palais des Congrès.

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