novembre 7, 2026

La promotion des droits de l’enfant passe aussi par des actions de proximité. Nouvel ambassadeur national de l’UNICEF au Cameroun, Emmanuel Eseme entend mettre sa notoriété et son expérience au service des jeunes générations. À travers la Fondation Eseme Alobwede (EAFoundation), il ambitionne de promouvoir l’éducation, de valoriser les talents sportifs et de renforcer la protection de l’environnement, avec une attention particulière accordée aux enfants issus des communautés défavorisées.

 

 

Pour Emmanuel Eseme, chaque enfant représente un potentiel qui mérite d’être révélé. C’est autour de cette conviction que s’articule son engagement en faveur de la jeunesse camerounaise. Son ambition : créer des opportunités permettant aux enfants de développer leurs capacités, de poursuivre leur scolarité et de construire un avenir meilleur.

« Le but de notre fondation, c’est de développer la capacité des enfants. Beaucoup de jeunes ont du potentiel », affirme-t-il.

Une vision nourrie par ses expériences et ses déplacements dans plusieurs pays africains, notamment au Cameroun, au Nigeria, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Ces différentes expériences lui ont permis de constater l’étendue des talents qui existent sur le continent et la nécessité de leur offrir un accompagnement approprié.

EAFoundation : trois secteurs pour révéler le potentiel des jeunes

Pour donner corps à cette ambition, la Fondation Eseme Alobwede articule ses interventions autour de trois axes prioritaires : le sport, l’éducation et la protection de l’environnement.

« Nous encourageons le développement du sport, nous encourageons l’éducation, nous encourageons la protection de l’environnement », indique le promoteur.

Au-delà de la pratique sportive, cette approche entend faire du sport un instrument d’encadrement, de discipline et d’épanouissement personnel. L’éducation, quant à elle, demeure un levier fondamental pour l’autonomisation des jeunes, tandis que la protection de l’environnement vise à développer une conscience citoyenne dès le plus jeune âge.

La fondation entend particulièrement se rapprocher des communautés confrontées à des difficultés socio-économiques, où de nombreux enfants peinent encore à bénéficier pleinement de leur droit à l’éducation.

La responsabilité parentale au cœur de la lutte contre la déscolarisation

Dans certaines communautés, la précarité économique constitue un frein à la scolarisation. Entre les travaux champêtres et les petites activités génératrices de revenus, certains parents accordent parfois davantage d’importance aux besoins immédiats des familles qu’au parcours scolaire de leurs enfants.

Face à cette situation, Emmanuel Eseme privilégie une approche communautaire qui ne cible pas uniquement les élèves, mais implique également leurs familles.

« Nous partons dans ces zones pour sensibiliser non pas seulement les enfants, mais aussi les parents », explique-t-il.

L’objectif est de faire évoluer les perceptions et de convaincre les familles que l’école constitue un investissement indispensable pour l’avenir. Pour lui, la réussite de la sensibilisation dépend également de la capacité à responsabiliser les parents et à les associer aux efforts de maintien des enfants dans le système éducatif.

Des récompenses pour stimuler les performances scolaires

L’originalité de l’approche défendue par EAFoundation réside également dans l’association de la motivation scolaire à des mécanismes d’encouragement concrets.

La fondation organise des activités au cours desquelles les enfants peuvent bénéficier de récompenses, à condition de réussir leur passage en classe supérieure.

« Nous organisons des activités pour que les vainqueurs aient des récompenses, si et seulement s’ils parviennent à être promus au niveau supérieur », précise Emmanuel Eseme.

Cette démarche vise à instaurer une dynamique positive autour de l’école, en faisant de la progression scolaire une condition de valorisation des efforts fournis par les enfants.

Les premiers résultats observés semblent encourageants. Le promoteur évoque notamment une mobilisation accrue des parents dans certaines localités ayant expérimenté cette initiative.

« Cette semaine où il y avait cette condition, les parents ont envoyé les enfants à l’école. Ils ont insisté pour que les enfants y aillent », témoigne-t-il.

Une expérience qui renforce sa conviction quant à l’importance d’impliquer les familles dans les stratégies de lutte contre la déscolarisation.

Une initiative appelée à s’étendre à toutes les régions

L’ambition d’Emmanuel Eseme ne se limite pas aux communautés déjà touchées par les activités de la fondation. Il envisage progressivement un déploiement de cette approche dans les différentes régions du Cameroun.

« Si on continue à le faire dans toutes les différentes régions du Cameroun, on aura beaucoup plus d’enfants qui partent à l’école », affirme-t-il.

Cette perspective prend tout son sens dans un contexte marqué par des défis persistants : pauvreté des ménages, crises sécuritaires, vulnérabilité des communautés et effets des changements climatiques. Autant de facteurs susceptibles de compromettre l’épanouissement et l’avenir de nombreux enfants.

En sa qualité de nouvel ambassadeur national de l’UNICEF au Cameroun, Emmanuel Eseme entend ainsi inscrire son engagement dans une logique de résultats. Son ambition est de faire en sorte que les initiatives en faveur des enfants produisent des effets tangibles sur leurs conditions de vie.

« Tout ça va contribuer non pas seulement à une sensibilisation, mais aussi à une activité qui soit à leur bénéfice », souligne-t-il.

À travers EAFoundation, Emmanuel Eseme défend ainsi une conception de l’engagement citoyen fondée sur l’action, la proximité et la responsabilisation communautaire. Un pari sur le potentiel des enfants camerounais, dont la concrétisation dépendra de la capacité à pérenniser les initiatives et à les étendre à l’ensemble du territoire national.

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