septembre 12, 2026

La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) entend renforcer sa collaboration avec les organisations de la société civile engagées dans la promotion des droits des femmes et des jeunes filles. C’est dans cette perspective que la Pr Joyce Bayande épse Endeley, agissant au nom du Président de la CDHC, a accordé une audience à Mme Zonezinwoh Mbondgulo, Directrice exécutive de Women’s for Change (WFAC), organisation sous-régionale présente dans onze pays. La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la Commission.

 

Au cœur des échanges : la promotion des droits de la jeune fille, la lutte contre les inégalités de genre, l’adaptation des communautés aux effets du changement climatique et l’amélioration du bien-être des femmes et des jeunes filles dans les cinq régions du Cameroun.

Le projet « Fac Clinique » au centre des échanges

Prenant la parole à cette occasion, Mme Zonezinwoh Mbondgulo a présenté le projet phare de Women’s for Change, dénommé « Fac Clinique ». Cette initiative repose sur quatre axes majeurs : le changement climatique, le genre, la santé et les instruments légaux.

À travers ce projet, l’organisation ambitionne de rapprocher les communautés des connaissances et mécanismes susceptibles de favoriser la protection des droits humains, en accordant une attention particulière aux femmes et aux jeunes filles, notamment celles vivant dans des communautés vulnérables.

Women’s for Change a également soumis à la CDHC un dossier en vue de la formalisation d’un partenariat. Le processus de finalisation de cette collaboration est en cours, avec l’ambition de mettre en place des actions conjointes en faveur de l’égalité de genre et de la protection des droits humains.

Les membres de la CDHC

Atteindre les jeunes filles les plus vulnérables

L’une des particularités de cette initiative réside dans la volonté d’atteindre les jeunes filles qui restent en marge des outils numériques. En 2026, Women’s for Change a notamment placé au centre de ses actions les jeunes filles qui n’ont pas accès à Internet ou au téléphone.

« Pour les atteindre, nous passons par les parents. Ce sont eux les premiers relais dans les communautés », a expliqué la représentante de Women’s for Change, soulignant ainsi l’importance de l’implication des familles et des acteurs communautaires dans la transmission des connaissances.

La rencontre de Yaoundé s’inscrit dans cette dynamique de proximité avec les communautés et de renforcement des capacités des différents acteurs.

Genre, féminisme et droits humains au cœur des renforcements de capacités

Les échanges ont également été consacrés au renforcement des capacités des participants autour de plusieurs concepts fondamentaux, notamment la domination masculine, l’égalité de genre et le féminisme.

Des supports audiovisuels inspirés des célèbres interventions de l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, notamment « Le danger d’une seule histoire » et « Nous devrions tous être féministes », ont servi de supports aux discussions et à la réflexion collective.

La rencontre a par ailleurs permis de vulgariser plusieurs instruments juridiques essentiels à la protection des droits humains, parmi lesquels la Déclaration universelle des droits de l’Homme, les Objectifs de développement durable (ODD) ainsi que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, en plus d’autres instruments et protocoles pertinents.

Vers une formalisation du partenariat CDHC – MIFALI – Women’s for Change

Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit notamment de formaliser le partenariat entre la CDHC, la MIFALI et Women’s for Change, de déployer le projet « Fac Clinique » au sein des communautés et de produire des supports de sensibilisation adaptés aux différentes langues locales.

Cette démarche traduit la volonté des différents acteurs de rapprocher les mécanismes de promotion et de protection des droits humains des populations, en particulier des femmes et des jeunes filles.

La rencontre de Yaoundé apparaît ainsi comme une étape importante vers une collaboration plus structurée entre la CDHC et la société civile. Elle illustre surtout la nécessité d’une action concertée pour faire progresser l’égalité de genre, renforcer la protection des personnes vulnérables et favoriser l’accès de tous aux droits fondamentaux.

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