Le Gouvernement, les organisations syndicales et le patronat se sont retrouvés à Yaoundé à l’occasion des 48ᵉ et 49ᵉ sessions du Comité de Concertation et de Suivi du Dialogue Social (CCSDS). Présidées par le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, ces assises ont permis d’évaluer les avancées des résolutions antérieures et d’examiner plusieurs questions stratégiques liées au monde du travail.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a souligné que le dialogue social demeure un outil essentiel pour prévenir les conflits, favoriser un climat social serein et accompagner les ambitions de développement économique et social du Cameroun. Il a appelé les différents partenaires à poursuivre les échanges dans un esprit de responsabilité et de recherche du consensus.
Les travaux ont débuté par l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 47ᵉ session, avant la présentation du rapport sur la mise en œuvre des résolutions précédemment adoptées. Les membres du Comité ont ainsi évalué le niveau d’exécution des engagements pris et identifié les défis restant à relever.
Les participants se sont également penchés sur les conclusions de la 114ᵉ Conférence internationale du Travail. Cette communication a permis de faire le point sur les évolutions récentes des normes internationales du travail et sur les opportunités qu’elles représentent pour le renforcement des politiques sociales au Cameroun.
Autre moment fort des échanges, la communication de la Confédération Camerounaise du Travail (CCT) consacrée au thème « Principes et droits fondamentaux : revisiter le droit de grève ». Le sujet a suscité un débat approfondi entre les représentants du Gouvernement, des travailleurs et des employeurs autour des libertés syndicales, du dialogue social et des mécanismes de régulation des relations professionnelles.

Au terme des deux sessions, les membres du CCSDS ont réaffirmé leur engagement à faire de cette instance un cadre permanent de concertation et de prévention des tensions sociales. Ils ont insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue pour construire des solutions consensuelles, capables de renforcer la paix sociale, d’améliorer les conditions de travail et de soutenir le développement durable du Cameroun
![]()
