À l’occasion de la 140e édition de la Fête internationale du Travail, célébrée le 1er mai au boulevard du 20 Mai à Yaoundé, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) s’est illustrée par une participation remarquable, alliant solennité institutionnelle et engagement social. Placée sous la présidence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, cette édition s’est articulée autour du thème : « Dialogue social et travail décent : facteurs de paix, de cohésion nationale et de développement économique de l’entreprise », une orientation pleinement intégrée dans les réflexions de la Commission.
Dès le défilé, la CDHC a marqué les esprits par une prestation soignée et une forte mobilisation de ses membres. Dans une ambiance festive, son passage a suscité admiration et enthousiasme au sein du public, traduisant l’image d’une institution engagée et soudée.
Au-delà du cérémonial officiel, la journée s’est prolongée par des moments de convivialité au sein de l’institution.

Représentant le président, le Pr James Mouangue Kobila, le vice-président, Dr Raphaël Galéga Gana, entouré du secrétaire permanent Jean Pierre Abouem Esseba et des commissaires, a pris part aux activités organisées pour le personnel.
Ces réjouissances ont notamment été marquées par un match de gala opposant la CDHC au BUNEC, remporté par la Commission, ainsi que par des activités sportives et récréatives ayant renforcé la cohésion interne. Cependant, derrière l’atmosphère festive, le personnel a saisi cette tribune pour exprimer des préoccupations majeures.
Dans son allocution, le porte-parole du personnel a évoqué plusieurs difficultés persistantes : le non-paiement des congés depuis 2024, les retards dans les avancements de carrière, ainsi que des charges de travail jugées excessives. Il a également appelé à une application plus mesurée des sanctions disciplinaires, tout en reconnaissant les efforts déjà consentis par la direction.

Dans un ton à la fois respectueux et revendicatif, les employés ont salué certaines avancées, notamment la revalorisation salariale de 2021 et les initiatives de reconnaissance du personnel, telles que la remise des médailles du travail en juin 2025 à l’Hôtel de ville de Yaoundé. Ils ont toutefois plaidé pour une actualisation de la grille salariale afin de mieux répondre aux réalités actuelles.
Prenant la parole, le vice-président de la Commission a rappelé la portée symbolique de cette journée, au-delà de la simple commémoration. Il a insisté sur l’importance du travail décent, de la protection sociale et du dialogue social comme piliers essentiels du progrès et de la dignité humaine. Il a également salué la forte mobilisation du personnel lors des activités organisées, notamment au parc Vita, soulignant leur rôle dans le renforcement du bien-être et de la cohésion.

Enfin, il a mis en exergue la qualité des échanges entre les différents acteurs dey l’institution — commissaires, délégués du personnel et employés — qui ont permis de faire émerger, dans un esprit de responsabilité, des pistes de réflexion sur l’amélioration du climat social au sein de la CDHC.
Entre festivités et interpellations constructives, la participation de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun à cette 140e édition de la Fête du Travail aura été le reflet d’une institution vivante, consciente de ses défis et résolument tournée vers un avenir fondé sur le dialogue et le progrès social.
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