.À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain célébrée ce 16 juin 2026, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a publié une déclaration mettant en lumière les défis liés à l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour les enfants, tout en appelant à une protection accrue contre les violences dont ils sont victimes.
Placée sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », cette édition 2026 rappelle l’importance de ces services essentiels dans la réalisation effective des droits de l’enfant. La CDHC souligne que l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène constitue une condition indispensable à la santé, à la dignité et au développement harmonieux des enfants.

L’institution nationale des droits de l’homme salue les efforts engagés par les pouvoirs publics et leurs partenaires, notamment à travers la Politique nationale de l’eau et le Compact national Eau 2026-2030, destiné à accélérer l’accès universel à l’eau potable et aux services d’assainissement au Cameroun.
Toutefois, la Commission déplore la persistance d’importantes disparités. Selon les données citées dans sa déclaration, environ 70 % de la population a accès à l’eau potable, avec un écart significatif entre les zones urbaines (82 %) et rurales (52 %). De même, seuls 43 % des Camerounais disposent d’installations sanitaires de base, contre seulement 22 % en milieu rural.

Par ailleurs, la CDHC a exprimé sa vive préoccupation face à la recrudescence des violences commises contre les enfants, notamment les infanticides, les filicides, les mutilations génitales féminines et diverses formes de violences intrafamiliales. Elle condamne fermement ces actes qu’elle qualifie de violations graves des droits fondamentaux de l’enfant.
La Commission rappelle les initiatives récemment menées avec les ministères en charge des affaires sociales et de la promotion de la femme, visant à renforcer les mécanismes de protection, d’assistance et de poursuite des auteurs de violences contre les femmes et les enfants.

Dans ses recommandations, la CDHC appelle le Gouvernement, le Parlement et le pouvoir judiciaire à appliquer avec rigueur les textes protégeant les enfants et à garantir des poursuites rapides ainsi que des sanctions exemplaires contre les auteurs d’abus et de crimes. Elle recommande également au ministère des Affaires sociales de veiller à l’aménagement d’infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement adaptées aux enfants en situation de handicap dans tous les établissements publics qui les accueillent.

À travers cette déclaration, la Commission réaffirme que l’accès à l’eau, à l’assainissement, à l’hygiène et à la protection contre toutes les formes de violence demeure une condition essentielle pour assurer le bien-être, la dignité et l’avenir des enfants au Cameroun et en Afrique.
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