septembre 7, 2026

Le 15 février 2026 marque un tournant pour la commune d’Ayos. Sous la conduite du maire Paul Ndongo Biko’o, les travaux de réhabilitation d’un linéaire de 30 kilomètres de routes agricoles ont été officiellement lancés, avec l’ambition affirmée de désenclaver plusieurs bassins de production longtemps pénalisés par l’état dégradé des voies d’accès.

Un réseau stratégique Enfin pris en main

Les axes concernés — Akam Engali, Emini, Tomba, Mbaka et Mbakok — constituent l’ossature des échanges ruraux dans cette partie du département. Depuis des années, leur impraticabilité, notamment en saison des pluies, ralentissait considérablement l’acheminement des produits agricoles vers les marchés.

Bourbiers persistants, affaissements de chaussée, absence de drainage : ces difficultés transformaient certains villages en zones quasi enclavées, avec pour conséquences des pertes post-récolte importantes et une hausse des coûts de transport.

Un projet à fort impact économique

Dans une commune où l’agriculture demeure le socle de l’économie locale, la réhabilitation de ces 30 kilomètres représente bien plus qu’un simple chantier routier. L’objectif est clair :
faciliter l’écoulement des denrées vers la route nationale N°10 ;
réduire la dépendance aux intermédiaires ;
améliorer les revenus des producteurs ;
renforcer l’attractivité économique des villages concernés.

En reconnectant les zones de production aux circuits commerciaux structurés, la municipalité entend stimuler une dynamique de croissance inclusive.
Des travaux techniques structurants
Le chantier, confié au groupement Ets M.T Services et Ets La Concorde, prévoit :
le reprofilage complet des axes ;
la mise en place de dispositifs de drainage ;
la stabilisation des tronçons critiques ;
un traitement durable des points noirs identifiés.

Les travaux devraient s’étaler sur plusieurs mois, avec un suivi technique annoncé comme rigoureux afin de garantir la pérennité des ouvrages.
Entre espoir et vigilance
Dans les villages bénéficiaires, l’annonce suscite un enthousiasme mesuré. Si les populations saluent une initiative attendue de longue date, elles restent attentives au respect des délais et à la qualité d’exécution. Pour beaucoup, la réussite du projet se jugera sur sa durabilité face aux intempéries et au trafic.

Au-delà des engins et des terrassements, ce chantier incarne une ambition plus large : faire de la route un levier de transformation sociale et économique. À Ayos, le désenclavement n’est plus seulement un slogan, mais un engagement concret dont les mois à venir diront toute la portée

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