septembre 7, 2026

Au cours d’une conférence de presse ce vendredi 26 septembre à Yaoundé, le ministre de l’Administration territoriale a annoncé la mise à nu d’un système de fraude mis en place par certains acteurs engagés dans la course à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Il a parlé d’un recrutement de plusieurs jeunes dont la mission sera de publier de faux résultats en faveur de certains candidats le 12 octobre prochain, sitôt après la fermeture des bureaux de vote. Il affirme également que des personnes ont été saisies avec plus de 100 téléphones portables pour cette activité. Une manœuvre illégale qu’il a fermement condamnée en rappelant qu’aucune tentative de désordre et de manipulation ne passera avant, pendant et après l’élection.

 

Paul Atanga Nji a révélé qu’il s’agit de la mise en place d’une « plateforme frauduleuse destinée au recensement parallèle et à la proclamation de faux résultats le soir du scrutin ». Paul Atanga Nji a précisé que cette opération, pilotée par « certains candidats à l’élection présidentielle, qui n’ont aucune envergure politique et qui, à peine connus sur l’échiquier national, s’illustrent aujourd’hui par des actes graves destinés à perturber l’ordre public », vise à manipuler l’opinion.

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Le ministre a décrit en détail le mode opératoire de cette « usine de faux résultats ». Des jeunes recrues naïves auraient été installées dans des chambres clandestines à Yaoundé, chargées de diffuser sur les réseaux sociaux des chiffres tronqués dès 18 heures (heure de fermeture des bureaux de vote), en faveur de leur candidat. « Ces politiciens véreux espèrent obtenir par la rue ce qu’ils sont incapables d’obtenir dans les urnes », a martelé Paul Atanga Nji. Pour preuve, il a annoncé la saisie de plus de 300 téléphones portables liés à ces pratiques et l’interpellation de plusieurs suspects. Le ministre a rappelé avec fermeté que seul le Conseil Constitutionnel est l’organe compétent pour la proclamation des résultats officiels. Il a insisté sur les « hautes directives de S.E. Paul Biya » qui selon lui, visent à garantir un processus crédible et sécurisé

Il a par ailleurs indiqué que le MINAT est seul habilité à accréditer les observateurs nationaux et internationaux, et que l’État prendra toutes les dispositions nécessaires pour que « la paix règne avant, pendant et après l’élection

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