À Yaoundé, le gouvernement camerounais a franchi une nouvelle étape dans la promotion des droits des jeunes. Le 19 mars 2026, le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC) et la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun ont officialisé un partenariat à travers la signature d’un Mémorandum d’entente (MoU).
Le document a été signé par James Kobila Mouangue et Mounouna Foutsou, en présence de nombreux acteurs du secteur jeunesse, de la société civile et de partenaires techniques et financiers. Cet accord vise à renforcer la collaboration entre les deux institutions afin d’améliorer l’accès des jeunes à leurs droits.

Dans son allocution, le président de la CDHC a souligné l’absence d’un cadre international spécifique consacré aux droits des jeunes, insistant sur l’urgence d’agir dans un pays où les 15–34 ans représentent une part significative de la population. Selon lui, ce partenariat permettra de combler les insuffisances observées, notamment en matière d’information, de participation citoyenne et d’accès aux recours.
Sur le terrain, plusieurs actions ont déjà été engagées.

La CDHC a mis en place des clubs de droits de l’homme dans les établissements scolaires, organisé des campagnes de sensibilisation contre les violences et les discriminations, et renforcé ses mécanismes de veille et de médiation.
De son côté, le MINJEC a multiplié les initiatives en faveur de l’inclusion des jeunes, notamment ceux en situation de handicap, tout en associant la CDHC à ses principaux programmes.
Malgré ces avancées, des défis persistent. L’accès à une éducation de qualité, la protection contre les violences, les droits numériques ou encore l’accès à l’emploi restent des préoccupations majeures.

Le nouveau partenariat entend répondre à ces enjeux en combinant les ressources des deux institutions et en s’appuyant sur un réseau d’acteurs locaux pour toucher un maximum de jeunes, y compris dans les zones rurales.
Au-delà de sa portée institutionnelle, ce Mémorandum s’inscrit dans une volonté politique plus large de placer la jeunesse au cœur du développement national. À travers ce rapprochement, les autorités ambitionnent de faire des jeunes des citoyens mieux informés, engagés et capables de participer activement à la construction d’une société plus juste et inclusive.

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