C’est dans le cadre d’un atelier consacré à la protection et à l’encadrement psychologique des femmes et des personnes vulnérables, à la lutte contre les violences basées sur le genre ainsi qu’au renforcement de la cohésion sociale au Cameroun, que se tiennent, du 6 au 7 mai, les travaux à l’amphi 300 de l’Université de Yaoundé I, sous l’impulsion de Mme Chantal Biya, Première Dame du Cameroun et Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO.
Dans un contexte national marqué par une recrudescence préoccupante des violences sociales, des comportements à risque et des dysfonctionnements sociaux multiformes, notamment en milieu jeune et universitaire, il devenait impératif de mettre en œuvre une réponse globale, intégrée, participative et durable, capable de traiter efficacement les causes profondes de ces dérives. Selon plusieurs données, près d’une femme sur deux est confrontée à des violences de diverses formes au cours de sa vie.
Une réponse globale face à une situation préoccupante.
Salle des Actes du Rectorat de UY1
Pour répondre efficacement à cette problématique, l’initiative portée par Mme Chantal Biya constitue un levier stratégique majeur. L’engagement constant de la Première Dame en faveur du bien-être social, de la promotion de la paix et du renforcement de la cohésion nationale vise à impulser, à grande échelle, des changements durables et responsables de comportements.
Les objectifs de l’atelier
Cet atelier de deux jours réunit des acteurs institutionnels, universitaires, psychologues, ONG, organisations internationales et représentants de la société civile. L’objectif est de co-construire une stratégie globale, cohérente et opérationnelle afin de lutter durablement contre les violences et les déviances comportementales au Cameroun.
Photo de famille
Lestravaux portent notamment sur :la définition de stratégies de prévention et de gestion des violences ;l’élaboration de modules de formation adaptés aux différentes cibles ;l’identification de messages clés de sensibilisation ;la mise en place de mécanismes d’écoute, d’orientation et d’accompagnement psychosocial adaptés aux réalités socioculturelles locales.
Le soutien des autorités universitaires.
Dans son mot de bienvenue, le recteur de l’Université de Yaoundé I, le Pr Rémy Magloire Etoua, a salué la pertinence de cet atelier qui, selon lui, apporte une réponse appropriée à une situation préoccupante.« En effet, le vendredi 6 mars 2026, au Centre national de supervision du numérique universitaire, Monsieur le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur, et Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, sous la houlette de Madame Chantal Biya, Première Dame et Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO, en présence des vice-chanceliers et directeurs des onze universités d’État, ont procédé à la signature d’un accord de partenariat pour la protection et l’encadrement psychologique des femmes et des personnes vulnérables à travers les institutions universitaires », a-t-il déclaré.
Un comité de coordination pour renforcer la lutte.
Afin de renforcer la lutte contre ce fléau social,un Comité des coordination pour la protection et l’encadrement psychologique des femmes et des personnes vulnérables au Cameroun (CCPEP) a été mis sur pied. Le Pr Ndje Ndje Mireille, secrétaire permanente du comité, est revenue sur les principales missions de cette structure, notamment la protection des femmes, des enfants et des personnes vulnérables.« Cet atelier constitue une étape clé pour définir une stratégie efficace avec les acteurs institutionnels, religieux et traditionnels, ainsi qu’avec les victimes et les auteurs de violences. Nous voulons mieux organiser la lutte contre les violences et assurer une meilleure protection des personnes vulnérables », a-t-elle souligné.
Pr. NDJE NDJE Mireille, comité CCPEP
Le message de la Première Dame
Représentant la Première Dame lors de ces assises, le Pr Ngah Essomba Hélène a délivré le message de Mme Chantal Biya :
« Chers compatriotes, notre pays est touché par une vague de violences qui affecte toutes les couches de notre société. Je vous remercie pour votre présence et votre volonté commune de mettre un terme à ces actes de violence qui causent douleur et déchirements. Nous assurons notre soutien aux victimes ainsi qu’à leurs familles. Nous devons susciter un sursaut collectif contre la haine et la cruauté », a déclaré la Première Dame.
Des travaux axés sur des solutions concrètes
Au cours de cet atelier, plusieurs thématiques seront développées par des experts et hommes de science chevronnés, afin d’apporter des réponses concrètes et durables à la problématique des violences basées sur le genre et de la protection des personnes vulnérables au Cameroun.